lundi 4 août 2008

un ruisseau - a brook

Un ruisseau / A brook.
huile sur toile / oil on canvas
- 24x18. 2008


Un ruisseau de la vallée de Chevreuse. J'aurais dû arrêter la peinture plus tôt, car les ombres et les lumières avaient tant changé depuis le début que chacune de mes tentatives de coller au sujet consista ensuite à peindre de plus en plus épais sur les premières couches. J'aurais aimé que la qualité de touche soit plus expressive, mais, en fin de compte, je ne déteste pas l'atmosphère générale. J'ignore si c'est un problème auquel font face beaucoup d'artistes de plein air, si certains ont des "trucs" pour éviter de devoir repeindre et repeindre en fonction des mouvements du soleil. Je sais que Monet, par exemple, travaillait à peine au delà de 40 minutes sur une toile par session de peinture et il est vrai que parfois, il suffit d'une demi-heure pour que tout change.



A brook in the valley of Chevreuse, near Paris. I should have stopped painting earlier, because the light and shadow were changing fast, and each time I tried to capture the present mood of the whole scenery, it implied that I put more and more heavy, buttery paint over the first strokes. It diminishes the expressiveness of the brushwork, but I still quite like the overall atmosphere. I don't know if it's a common issue, maybe some of you have hints on how to avoid over-painting to match the position of the sun. I know Monet barley worked on a single canvas for more than 40 minutes on each session. And it's true that sometimes, you just work for half-an-hour and everything changes.

4 commentaires:

Cécile a dit…

Il y a une légende autour de la peinture de plein air : c'est difficile... D'ailleurs peu de peintres ont ne serait-ce qu'essayé avant la fin du dix-neuvième :)
Tu le vois bien, moi mes peintures de plein air, c'est un tout petit bloc de papier au gros grain dans lequel je trace au rectangle, rectangle que je couvre d'eau colorée en maximum vingt minutes... et même en vingt minutes les ombres peuvent avancer! Ne parlons pas des flamands roses.

Cécile a dit…

ps. Ta peinture est magnifique

HELENE J a dit…

La peinture en plein air...Je m'y suis essayée ce week end: un fiasco total me renvoyant à mon intérieur et à mon humble niveau...
En tout cas, outre le pb de l'atmosphere changeante, celui de la peinture qui seche (pour l'acrylique), la chaleur tout court (par 34 degrés!), l'atmosphère et les bruits dérangeants (le cuicui d'un oiseau incessant bien joli mais énervant par exemple)Peindre en extérieur est plus qu'un art!
Mais le résultat de votre travail est très réussi, un bel encadrement!

armel a dit…

Merci, Cécile. Même si c'est difficile, je trouve un plaisir fou à peindre en extérieur, et oublier le temps qui passe. Loin de la ville, pris entre les arbres. Tu sais tout cela...
Mais le temps change si vite, et le temps de préparer les affaires, l'effet que nous souhaitons peindre a déjà disparu. Mais parfois, je trouve qu ele plus dur est encore de savoir ce qui nous plaît dans certain peyasage. Pourquoi le peindre? qu'est-ce qui me pousse à planter le chevalet à cet endroit? Il ne suffit pas de se dire que c'est joli, il faut analyser ce qui nous motive, et ça, c'est parfois difficile, quand le paysage est d'une grande complexité.

Meri, Hélène. C'est vrai qu'avec la peinture de plein air, il ne faut pas compter sur les mêmes facilités qu'à la maison. Les godets de diluant sont toujours trop petits, trop sales, du sable ou de la terre, avec les coups de vent, vient se déposer dans la peinture humide, il manque toujours un pinceau ou deux... Et puis la chaleur, en effet, le soleil changeant. Je n'ai pas de parasol et je n'aime pas l'effet de la lumière qui tombe sur la toile. Mais pour l'acrylique qui sèche, avez-vous essayé de mettre un peu de retardateur dans vos mixtures acryliques? Cela peut se trouver chez les marchands de couleur, et selon la quantité que l'on met, l'acrylique sera plus ou moins longue à sécher, un peu comme l'huile. J'en utilisais quand je faisais de l'acrylique et cela marchait bien. Talens en faisait, qui était de bonne qualité.